Histoire des lieux

 

   Histoire des lieux

 

Depuis la terrasse d'accueil, vous accédez à Saint-Hilaire par le vestibule de la - chapelle - du XIIIes., d'où deux portes donnent accès au - cloître -. De la cour intérieure, bordée de deux galeries à colonnes opposées, vous pouvez visiter la - salle capitulaire -, le - chauffoir -, le - réfectoire -, et pénétrer dans la - cour du chevet -.

 

Delà, une colonnade composée de fûts de pierre taillée constituant le Jardin de vignes vous guide vers les - terrasses - et les oliviers du chemin des Jassines.

 

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   Un site fréquenté depuis 2000 ans

 

Saint-Hilaire, situé au levant de Ménerbes (Minerbia), village perché sur un de ces mamelons escarpés qui courent entre le lit sabloneux du Cavalon et le massif du Petit Luberon, sur une terre qui après avoir appartenu à la dynastie des Agoult, héritiers des seigneuries d'Apt et de Caseneuve (à partir du XIes.), sera, dans les années 1250, sous la protection de Charles Ier, comte de Provence, et de son épouse Béatrix.

 

Son isolement n'était qu'apparent, puisque situé à mi-chemin entre Cavaillon et Apt, et idéalement situé en bordure de la Voie Domitienne Via Domitia, première voie romaine construite à partir de 118 av JC en Gaule narbonaise, afin de relier l'Italie (Suse), après avoir franchit les Alpes au col du Montgenèvre, à la péninsule ibérique, en contournant par le nord le territoire de Massalia, cité grecque indépendante jusqu'en - 48 av JC.

 

  

   Du XIIIes. à 1778 - Couvent carme

 

   XIIIes.

 

Au cours des années 1240, alors que le village de Ménerbes n'est pas encore intégré au Comtat Venaissin (1274), une communauté composée de frères - Carmes - venant de Palestine, occupent un site conventuel préexistant, et procèdent à la fondation du carmeli sti Hilarrii.

 

En l'absence de la charte de fondation de Saint-Hilaire et/ou d'un cartulaire, il n'y a à ce jour, aucunes indications avérées concernant le nom du donnateur du foncier (terres, fermes, etc.), les droits d'usage, de justice sur ses terres et revenus (dîmes) concédés.

 

   XIVes.

 

Au cours de ce siècle, est édifiée sous le titre de Saint-Etienne, une nouvelle église à Ménerbes, son prieuré étant annexé au chapitre de Saint-Agricol d’Avignon. A l’époque de la construction, un Carmejane, possédant plus de cent directes dans Ménerbes, obtint la concession d’y faire bâtir à ses frais une chapelle, sous le titre du Saint-Sépulcre.

 

   XVes.

 

Age d'Or marqué par les réunions des Chapitres de la Province de Provence (1448 : présidée par le R.P. Jacques Gillet, Provincial de Provence, et 1472 : présidée par le R.P. Jacques Jacobi).

 

   XVIes.

 

Plusieurs alertes marquent la vie du couvent :

 

en 1542 - Placé sur les confins de la Provence et du Comtat, Cabrières fut un des centres auquel se ralliaient une trentaine de villages, qu’avait atteint l’hérésie des Vaudois. Loin d’être terrifiés par l’arrêt de 1540, fulminé contre les hérétiques de Mérindol, ceux de Cabrières se mettent en mouvement, au mois de septembre 1542 et commettent les plus graves désordres, avec à leur tête Eustache Maron, leur compatriote.

 

Ils assassinent Antoine de Bermond, seigneur de Goult, brûlent l’abbaye de Sénanque, essayent de surprendre Ménerbes, et sèment partout la terreur. Enfin, le roi veut être obéi et le président d’Oppède investit Cabrières au mois d’avril 1545. Les habitants renforcés de ceux Mérindol, se défendirent bien pendant deus jours malgré le mauvais état de leurs murailles, ils capitulèrent le 21 au matin. Eustache Maron fut pendu à Avignon ; Cabrières fut démantelé.

 

en 1570 - Après avoir pris Mérindol, les religionnaires de Provence, brûlèrent le château de Javon, puis, avec le concours des métairies de lauris, et de villageois de Ménerbes, Oppède, Maubec, Robion, Murs et même Cavaillon, tentèrent une attaque de nuit contre Mourmoiron. Repoussés par Chabrillant, gouverneur de Carpentras, ils se replient sur Joucas et le couvent de Saint-Hilaire, dont ils emmenèrent le Prieur et les autres religieux.

 

En 1571, par une bulle du 25 novembre, Pie V déclara que tous les biens, tant urbains que ruraux des habitants de Ménerbes, seraient désormais allodiaux et, comme tels, affranchis des lods et des censes.

 

4 octobre 1573 - La place de Ménerbes est investie par Scipion de Valavoire et Ferrier (originaire de Bonnieux), à la tête d'une troupe de calvinistes renforcée de religionnaires de la Valmasque. L'année suivante, les calvinistes s'emparent de Buoux (qui ne sera démentélé qu'en 1660 sur ordre de Louis XIV).

 

Pendant 5 ans, Ménerbes fut comme la citadelle du protestantisme et ne capitula le 9 décembre 1578, qu’après 15 mois de siège, que sur lettre écrite, dit-on de la main du Béarnais. Le siège, qui coûta des sommes immenses, réunit une partie des noblesses de France et du Comtat et fut conduit un moment par le duc d’Angoulème, frère naturel du roi et grand-prieur de France. On suppose qu’il ménageait le village, parce qu’il avait l’espoir d’en obtenir la seigneurie.

 

En 1585 - Des religionnaires, sous les ordres de Montbrun et de Lesdiguières ravagent Saint-Hilaire que leurs prédécesseurs s'étaient contentés de mettre à sac. A la suite de cet évènement dramatique, Saint-Hilaire demeura abandonné près de 70 ans.

 

   XVIIes.

 

Au milieu de ce siècle, afin de permettre le retour d'une communauté carme à Saint-Hilaire, les couvents réformés de la Province décident de prendre en charge le coût des travaux de restauration.

 

1656 - Répondant à une requête de Louis Fortia, évêque de Cavaillon, un bref du pape Alexandre VII, daté du 15 février, ordonne, sans consulter les Supérieurs de l'Ordre, le transfert de possession du couvent et de ses revenus au bénéfice du Séminaire des petits clercs de Cavaillon.

 

La prise de possession n'aura lieu que le 15 mai 1658, en présence de R.P. Maître François de Vassoux, prévôt coadjuteur de l'église cathédrale de Cavaillon, provicaire général de Monseigneur François Hallier, évêque de Cavaillon, alors que les frères de Saint-Hilaire étaient réunis au Chapitre provincial tenu au couvent d'Avignon !

 

Le 27 mai 1658, les habitants de Ménerbes se prononcent contre leur pasteur, Claude Guilbert, qui soutenait cette usurpation, en adressant au pape Alexandre VII une supplique afin d'obtenir l'annulation des dispositions du bref 15 février 1656, et le retour des Carmes à Saint-Hilaire.

 

Le 24 mai 1658, c'est Messire Charles de Rhodes, Vicaire de la - Coste -, qui viendra témoigner en faveur des Carmes de Saint-Hilaire :

 

Nos inproscripti omnibus et singuli, quibus interest, fidem facimus RR. Patres Carmelitas conventus Sti Hilarii cum bono virtutum odore semper vixisse nec usquam aliquid reprechensione dignum in eis compertum esse, sœpe apud nos habuisse conciones quadragesimati tempore, gratis non sine audientium fructu, quorum saluti et morum correctioni pro viribus insistebant, sœpe etiamconfessionibus audiendis vacasse et hoc in loco hœresis maxima ex parte imfesto, cum ministris hœreticorum de Fidei controversiis ad catholicam fidem stabiliendam disputass et alia Christianæ pietati officia peragere. In quorum fidem prœsentes litteras, manu signalas, eis dedimus.

Datum Coste anno 1658, die 24 mensis maii.

C. DE RHODES, Vic loci de Coste

 

Nous soussignés, à tous et chacun de ceux qui sont concernés, nous attestons que les RR Pères Carmes du couvent Saint-Hilaire ont toujours vécu en bonne odeur de vertu(s), que jamais on n’a trouvé chez eux quoi que ce soit de répréhensible, que souvent, au temps du Carême, ils ont tenu chez nous des conférences, gratuites, et fructueuses pour les auditeurs, où ils se sont attachés selon leurs forces au salut et à la correction des mœurs, que souvent ils ont passé du temps à entendre des confessions, que dans ce lieu contaminé en très grande partie par l’hérésie ils ont débattu avec les ministres des hérétiques dans des controverses sur la foi, pour soutenir la foi catholique, et qu’ils ont assuré d’autres services de la foi chrétienne. En foi de quoi nous leur avons remis les présentes lettres, signées de notre main.

Donné à Coste le 24 mai 1658.

C. DE RHODES, vicaire de Coste

* Traduction réalisée par le frère Robert ARCAS, Ordre des Carmes Déchaux d'AVON (77210)

 

La véracité de cette attestation sera soutenue par écrit, le 26 juin 1658, par Messire Pierre du BOIS, docteur en droits et juge ordinaire du lieu de la Coste.

 

Forts de leurs droits, les Carmes rentrent dans la paisible possession de leur monastère et de tous ses droits et dépendances vers la fin de cette décennie.

 

1664 - Après l'apparition de la Vierge à 7 km du couvent, les - Carmes - revenus à Saint-Hilaire participent à la fondation de Notre Dame de Lumières, devenu depuis un lieu de pèlerinage.

 

   XVIIIes.

 

1776/1779 - La Commission des Réguliers, instituée par arrêt du Conseil du 31 juillet 1766, à la suite d’une délibération de l’assemblée du Clergé de la même année, chargée de rechercher et de réformer les abus qui s’étaient introduits dans les monastères, afin d’y rétablir le bon ordre et la discipline, et d'examiner la situation financière des établissements trop pauvres pour subsister, propose la suppression de Saint-Hilaire, qui, selon les actes des Chapitres provinciaux de 1773-1776, avait déjà fait l'objet d'une décision de fermeture faute de religieux.

 

Cette fermeture étant par ailleurs confirmée par un rescrit en date du 5 février 1779 qui indique que tous les biens de Saint-Hilaire sont incorporés au couvent d'Avignon dont le cloître réhabilité est devenu un lieu permanent du festival d'Avignon.

 

Le dimanche 13 juin 1779, la chambre haute de la Communauté de Ménerbes décide d'envoyer une députation au Vice-Légat d'Avignon pour le prier de présenter un mémoire au pape, afin d'annuler le rescrit obtenu par les Carmes le 5 février 1779, et obliger ceux-ci à revenir à Saint-Hilaire. Cette démarche restera sans suite, le vice-légat, Monseigneur Felonaviro faisant valoir à la chambre haute que cette affaire était classée.

 

  

   De 1792 à 1958 - Exploitation agricole

 

1792 - Sous la Révolution, lors du rattachement d'Avignon et du Comtat à la France, le domaine des Grands Carmes d'Avignon de Saint-Hilaire est vendu comme Bien National, le 6 septembre, au citoyen Dominique Amic, marchant fabricant d'indiennes demeurant à Avignon, pour la somme de 19 200 livres.

 

A la question combien d'Euros vaudrait une Livre d'avant la révolution française ?

Web : www.histoirepassion.eu/spip.php?article36

 

   XIXes.

 

1858 - Acquisition du couvent par les Bernardins de Sénanque qui envisagent alors d'utiliser Saint-Hilaire comme grange monastique, dont le foncier comportait alors environ 29 hectares.

 

A cette date, afin de relier les deux galeries préexistantes des travaux sont engagés le long du mur gouttero du bâtiment conventuel sud, et attestés par la présence des quatre sommiers d'arcs doubleaux.

 

1864 - Les Bernardins de Sénanque vendent Saint-Hilaire et les terres attenantes à des agriculteurs, qui adapteront l'édifice aux contraintes d'une exploitation agricole.

 

1868 ou 1877 - Deux versions contradictoires font état d'une vente laïque qui instaure une division du foncier (la division de Saint-Hilaire en deux propriétés distinctes n'est pas précisée).

 

1871 - Vente laïque pour 32 000 Francs or (la division de Saint-Hilaire en deux propriétés distinctes n'est pas précisée).

 

6 mars 1876 - Par devant Maître Appy, notaire à Bonnieux, donation partage de Marie Rose Souteau ou Sautel, veuve de Antoine Mouguier, demeurant à Ménerbes : Une propriété rurale située sur le territoire de la commune de Ménerbes, quartier Saint-Hilaire, faisant partie de l'ancien domaine dis Couvent de Saint-Hilaire, cadastré section D, consistant en un bâtiment d'habitation et d'exploitation....et quatre hectares dix centiares de terre.

 

   XXes.

 

13 août 1910 - Par devant Maître Guerrive, notaire, vente de Jacques Ferando et de Félicie Morello, son épouse, demeurant ensemble à Ménerbes, au bénéfice de Louis Grimaud et de Lucie Michel, son épouse.

 

16 mai 1919 - Par devant Maître Jules Guien, notaire à Bonnieux, donation partage de Lucie Michel, veuve de Louis Grimaud au bénéfice de Monsieur Lucien Grimaud : Un bâtiment d'habitation et d'exploitation consistant en une cuisine, un salon, la moitié d'une grande chapelle, une autre petite chapelle à coté, une aire et deux greniers à foin dont un au dessus du salon et l'autre au dessus de la chapelle. Un ténement de terres labourables, jardin, bois, hermes et rochers d'une contenance d'environ cinq hectares et vingt ares.

 

24 août 1921 - Par devant Maître jules Guien, notaire à Bonnieux, vente de Antoine Jauffret et Antoinette Augustine David, son épouse ensemble à Lacoste, et Auguste Jauffret demeurant à Lacoste, au bénéfice de Antoine Grimaud demeurant à Ménerbes

 1961 : Division foncière de Saint-Hilaire

16 et 24 juin 1961 - Par devant Maître Rimbeau, notaire à Ménerbes, vente de Antoine Grimaud au bénéfice de René Bride, époux de Anne Marie Charlier, originaires de Reims, qui entreprennent la réalisation de travaux visant à redonner le caractère monacal au lieu. 

 

1966 - Acquisition par René BRIDE de l'hôstellerie située au rez-de-chaussée du bâtiment claustral ouest (surface en rouge), ce qui permet de rétablir l'unité foncière de Saint-Hilaire.

 

  

   1975 - Monument historique privé

 

Le couvent de Saint-Hilaire est classé monument historique par arrêté du 7 octobre 1975.

 

Depuis, des travaux de grande envergure ont été entrepris avec le concours de la Direction Régional des Monuments Historiques et des Bâtiments de France (façades, toitures des chapelles et cloître).

 

  

   Les étapes de la restauration depuis 1961

 

   Première étape : 1961 - 1981

 

Elle porte sur des aménagements destinés à :

 

L'habitabilité des lieux (pièces d'habitation et réseaux) ;

 La mise en sécurité du bâtiment et notamment la consolidation des murs ;

 La réfection du chevet plat en 1968 qui redonne sa fonction à la chapelle.

 René BRIDE et son fils François

 

   Deuxième étape : 1981 - 1991

 

Sous la direction de D. Ronserey, Architecte en Chef des monuments Historiques. 

 

C'est le début des interventions dirigées par les Monuments Historiques et les Bâtiments de France depuis le classement du couvent comme monument Historique :

 

 Restauration de la façade méridionale en 1981 et 1982 ;

 Restauration des façades et des couvertures des chapelles en 1984, 1987

   et 1989. 

 

   Troisième étape : A partir de 1992

 

Sous la direction de D. Repellin, Architecte en Chef des Monuments Historiques. 

 

Les études préalables à la rénovation du cloître sont engagées.

 

 Réfection du cloître, du réfectoire, de la salle capitulaire, du chauffoir et

   d'une cellule en 1996 et 1997

 

   Quatrième étape : 2001 - 2002

 

Sous la direction de D. Repellin. 

 

 Couverture des bâtiments  conventuels (450 m²). 

   

   Cinquième étape : 2007 - 2008

 

Sous la direction de Mme Van den Hove et Ph. Aramel, Architectes du SDAP d'Avignon

 

 Enduit de la façade nord du bâtiment conventuel est ;

 Mise en conformité du plancher de la bibliothèque ;

 Tonnelle du jardin de vigne de l'allée des colonnades ;

 Captage des eaux pluviales au dos de la chapelle saint Antoine ;

 Pierres en tiroir en façade extérieure du mur nord de la chapelle ;

 Création de barbacanes en pied du mur sud du bâtiment conventuel sud.

 

  

   Sceau ecclésiastique de Saint-Hilaire

 

Don de l'abbé CARBONEL, curé de la paroisse Saint-Pierre d'Avignon en 1857, un sceau de Saint-Hilaire est conservé au musée Calvet d'Avignon.

Sceau de Saint-Hilaire

En cuivre, de forme ogivale, d'environ 65 mm de hauteur sur environ 43 mm de largeur, figurant dans le champ deux sigillants en pied, dans la partie supérieure : la Vierge tenant sur ses bras l'enfant Jésus :

 Détail de la Vierge et de l'enfant Jésus

dans la partie inférieure : un roi dont les vêtements sont, comme le champ, parsemés de fleurs de lys.

 Détail du roi

La légende gravée en caractères gothiques de la fin du XVes et restituée en latin : SIGIL CARMELI STI HILARII, traduction : sceau des carmes de saint-Hilaire.

 

Du latin sigillum, de signum "effigie", les sceaux des abbés et des couvents encore rares dans le XIes. devinrent communs à partir du XIIes. Ces sceaux portent ordinairement les noms et les images des saints patrons de leur couvent.

Dans certaines communautés, l'usage en était strictement réglementé :

 

"il les chargea en même temps de donner la garde de ce sceau au prieur et à un des moines choisi par la communauté, lesquels le tiendraient dans un coffre à deux serrures, dont chacun d'eux aurait une clef, et jugeraient, outre cela, de la garder fidèlement, et de n'en sceller aucune pièce qu'elle n'eût été lue en plein chapitre et approuvée par la plus grande et la plus saine partie de la communauté ; et si l'un ou l'autre, ou tous les deux à la fois venaient à faire quelque absence, ils seraient obligés de remettre ces clefs à deux religieux, en présence des autres, et à leur retour elle leur seraient rendues."

 

Dès le XIVes., on voit de simples frères avoir leur propre sceau.

 

  

   Un sauvetage insolite

 

L'histoire commence au XIIes, à Sacramenia, diocèse de Ségovie en Espagne, où les cisterciens construisent et occupent pendant sept siècles un couvent. En 1925, William Randolf Hearst, homme d'affaires américain, magnat de la presse, achète ce monastère pour la somme de 500 000$, pour décorer sa propriété de Hearst Castle en Californie.

 

Le monastère est démantelé, numéroté pierre par pierre, emballé dans 11000 caisses, alors qu'une épidémie de fièvre aphteuse sévit dans cette région. A leur arrivée au port de New-York, toutes les caisses seront placées en quarantaine, et la paille qui protégeait les matériaux fut brûlée.

 

A l'occasion de ces manipulations, les pierres ne furent pas remises dans les mêmes caisses, transformant le tout en un puzzle gigantesque !

 

Monsieur William Randolf Hearst connaissant à cette date d'importantes difficultés financières, les caisses resteront 26 ans dans un entrepôt de New-York. Deux années seront nécessaires pour reconstruire un ensemble proche de l'original.....

 

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