Les travaux à Saint-Hilaire
Les travaux à Saint-Hilaire
Au titre de la restauration des monuments historiques, le Conservateur Régional des Monuments Historiques d'Aix-en-Provence a donné un avis favorable pour l'exécution, en 2007 et 2008, des travaux d'entretien suivants :
Dans la cour du chevet
Restauration de l'enduit à pierres vues sur toute la surface du pignon Nord du bâtiment claustral oriental (PATRIMONIO - à partir du 14 mai 2008).
Terrasse dite des " Ecuries "
Création de barbacanes en pied de la façade Sud du bâtiment claustral afin de favoriser le transfert et l'élimination des eaux d'infiltration, dont la stagnation au dos du mur est à l'origine de la ruine de l'enduit à pierres vues refait au cours des années 1981 et 1982.
Travaux réalisés
Jardin de vigne de l'allée des colonnades
Réhabilitation du "jardin de vigne" (* tonnelle), dont les cintres métalliques sont une reproduction similaire du profil du linteau en anse de panier du portail du mur de clôture de la Grande terrasse (réalisation : Dominique ANDRE).
* tonnelle (1839) vient du mot italien "pergole", du latin pergula. Il a donné son nom à l'un des plus somptueux opéra italien du XVIIes., le Teatro della Pergola de Florence, en référence à l'escalier monumental dont les colonnes supportent un plafond caissonné à l'image d'une pergole.
Le " Jardin de vigne " trouve son origine en Egypte comme l'attestent les très nombreuses représentations funéraires :
Les Hébreux s'approprieront cette tradition qui sera elle-même conservée par certaines communautés préfigurant le monachisme chrétien en Syrie et en Egypte. Cet héritage du passé sera maintenu par les ermites latins (nom donné aux ermites avant l'officialisation de l'Ordre des Carmes par le pape Honorius III), vivant dans les collines du mont Carmel.
Dans les régions où la culture de la vigne était absente, le Jardin de vigne sera souvent rappelé à l'intrados de portes conventuelles, par la présence d'archivoltes ornées d'une vigne :
L'archivolte : bande moulurée concentrique, est portée par deux chapiteaux dont les pilastres n'existent plus. Détail de l'archivolte :
La Sainte Trinité, fresque, détail, Masaccio, 1426-1427 (Florence, Santa Maria Novella). Autre exemple d'une pergole couvrant cette fois une galerie. A noter que les lignes parallèles des caissons qui vont dans la même direction semblent cependant converger à l'horizon en un seul et même point.
Vestibule de la chapelle du XIIIes.
Réfection du plancher bas de la bibliothèque dont la structure porteuse, constituée de poutres de bois et de métal, était incompatible avec la charge d'exploitation définie pour les planchers à usage d'habitation.
A cette occasion, le nouveau plancher a été surélevé afin de dégager l'arc en plein cintre du portail de la chapelle.
Ces travaux ont été réalisés en octobre 2007.
Peinture murale du XIVes. de la chapelle latérale
Après avoir constaté une accélération des phénomènes de dégradation de cette peinture murale représentant une crucifixion, et ce malgré sa stabilisation en 1999 :

une gouttière a été posée en rive de la toiture de la chapelle latérale par l'entreprise PLATZ afin d'éviter l'écoulement des eaux de pluie entre les murs de cette chapelle et le front de molasse auquel elle est adossée.
Dans la cour du chevet
Restauration d'un appareillage de moellons en façade Nord de la grande chapelle monastique (PATRIMONIO - fin mai 2008).
Tour de l'escalier nord
En septembre 2007, réfection par SOPREMA ENTREPRISES SAS de l'étanchéité de la toiture terrasse inaccessible afin de stopper les infiltration d'eau pluviale qui, pour partie, sont à l'origine de la ruine de la pierre de l'escalier à noyau central.
Travaux non subventionnés
En complément de ces travaux subventionnés par l'Etat, il est également prévu de procéder aux travaux suivants :
Dans la cour du chevet
Création d'un dallage de pierre.
Dans la grande escavation troglodyte
Mise en valeur de cette pièce exceptionnelle (5 m à l'apex de la voûte), par la création d'un dallage d'environ 50 m² au cours du mois de septembre 2008.
Travaux réalisés
Installation d'une lampe d'église
Depuis l'origine de l'Eglise, des lampes étaient suspendues dans le chœur et dans la nef. Ces luminaires dénommés phare ou roue, étaient constitués de couronnes en métal supportant des lampes ou des cierges. Le phare qui est suspendu à la voûte du dôme d'Aix-la-Chapelle est un des plus bel exemple qui ait survécu depuis la fin du XIIes.
Composé d'un grand cercle émaillé, bordé de seize tours entre lesquelles prennent place les cierges.
Ici, la lampe de sanctuaire reprend, sans modification, le bandage métallique d'une roue d'un Ø de 1.50 m, provenant des vestiges d'un tombereau stocké dans la "cour des écuries" depuis le départ en 1961 de la famille Grimaud (réalisation : Dominique ANDRE).
Afin que les visiteurs puissent y placer des veilleuses, cette roue est posée verticalement sur le dallage, à proximité de l'autel. Les veilleuses sont portées par des photophores en verre fixés aux extrémités des branches d'un arbre figuratif, rappel de l'épisode du buisson ardent du livre de l'Exode.

Devant la porte du vestibule de la chapelle
Courant avril 2007, l'extension sur une profondeur d'environ un mètre du dallage préexistant a été réalisée par une équipe de la Maison des Métiers du Patrimoine du Luberon.
Dans la cour jouxtant le vestibule de la chapelle
Fin mars 2007, plantation d'un cyprès florentin dans une jardinière réalisée par une équipe de la Maison des Métiers du Patrimoine du Luberon.
Dossiers en cours d'étude
Captage et évacuation des eaux pluviales
Le captage et l'évacuation des eaux pluviales ; cette étude allant de pair avec la mise en conformité des installations autonomes d'assainissement..
Le dossier de l'étude technique est affiché dans le vestibule de la chapelle.
Stabilisation du mur de la " Grande terrasse "
La stabilisation du mur de soutènement sud implique la mise en œuvre d'un système de captage et d'évacuation des eaux de ruissellement provenant des terrasses et d'une partie des toitures.
Remplacement des bancs de la chapelle
Le remplacement des bancs a pour objet de répondre aux dispositions des arrêtés du 25 juin 1980, du 13 janvier 2004 et du 06 mars 2006, applicables à tous les établissements recevant du publique.

Dans ce lieu d'histoire, le rappel de l'article 65 du Décret impérial du 30 décembre 1809 : l'Eglise est tenue de réserver une place suffisante et commode aux fidèles qui ne louent ni chaises ni bancs puissent se mettre pour assister au service divin et entendre les instructions. Pour mémoire, les bancs de bois sont apparus dans la nef des églises vers la fin du XVes.
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