Les terrasses classées M.H. de l'abbaye de Saint-Hilaire
Les terrasses
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Terrasses du levant
De part et d'autre du Jardin de vigne (tonnelle restaurée en avril 2008), deux terrasses délimitées par le mur de clôture, occupent l'espace intérieur.
De part leur situation et leur surface respective qui permet l'accueil de deux cents ou trois cents personnes assises, elles sont le lieu privilégié pour la tenue de manifestations publiques.
Le jardin des frères
Dans l'économie monastique, potagers, vergers et jardins jouent un rôle capital en raison même de la forte consommation des légumes et des fruits qui caractérise le régime alimentaire des religieux. Les uns et les autres sont donc l'objet des soins attentifs d'un frère désigné à cet effet : le gardinarius ou hortolanus. Les frères et les convers trop âgés, ou convalescents, parfois une main-d'œuvre salariée ou les tenanciers s'y emploient activement.
Que cultive-t-on dans le potager? Les fèves qui, avec les pois, les pois chiches, les vesces et les lentilles, formeront la base de l'alimentation humaine jusqu'à la fin du XVIIIe siècle; des choux, des salades et des oignons; des "racines", tels que les navets, pastonnades, carottes (ces dernières ne feront d'ailleurs leur apparition que tardivement, ayant été pendant longtemps considérées comme une plante médicinale), chervis ou giroule.
On connaît l'oseille, mais pas encore l'épinard.
De la betterave, les pauvres mangent les feuilles qui, grâce aux divers processus de sélection dont elles seront l'objet, donneront naissance à la bette. Mais il est plus que probable qu'avant cette apparition les moines en ont mangé. On trouve aussi la campanule raiponce Campanula rapunculus, dont les feuilles et la racine, tendre et charnue, se mangent à la façon des carottes, râpée ou cuite. Sa culture n'est abandonnée que depuis une cinquantaine d'années.
A Doberan, en Autriche, les moines avaient bâti, dès 1273, une serre d'expérimentation pour faire des essais de culture et pratiquer la sélection des plantes. A Paris, les Chartreux qui ne sont pas, rappelons-le, des cultivateurs de vocation, cultivaient entre l'Observatoire, le Val-de-Grâce et le Luxembourg, 88 variétés de poires.
Les monastères cultivent toujours avec la plus extrême attention les plantes aromatiques et les simples qui sont à la base de la pharmacopée médiévale et de la cuisine : la menthe, le romarin, la rue, la sauge, l'anis, le fenouil, le pouliot, la livèche, etc. Et même la ciguë! En somme, la santé par les plantes. Les pharmacopées rustiques, dont certaines remontent au XIIIe siècle, s'enrichissaient d'âge en âge. Nous savons que les moines s'envoyaient mutuellement des semences et des boutures de plantes médicinales. Ils en faisaient autant, cela va de soi, pour les fruits et légumes. La pomme, dite "reinette grise" passe de Morimond à Camp et de là, est répandue dans les nombreuses filiales de cette abbaye. Les pommes de Borsdorf, en Allemagne, ont été de même importées en France. Pour leur part, les Carmes sont à l'origine de l'introduction de la pomme de terre en Espagne.
De la tour de la terrasse Sud, dont la hauteur du mur de soutènement est de plus de huit mètres, c’est le paysage classique de la région : oliviers, vignes et cerisiers, sur un fond de montagne massive : le Luberon.
La source - le vivier
Source de l'abbaye de Saint-Hilaire :
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Fournil troglodyte
Situé au pied de la falaise de molasse, on accède au fournil troglodyte par le "Jardin conventuel".
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